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Denis : nouveau voyage en vue

Denis Vanlaere, en formation technico-commerciale pour donner un nouveau cap à sa carrièreAprès 15 ans d'une vie faite de rencontres et de voyages, Denis a choisi de se poser quelques mois à l'INB pour mieux repartir vers de nouvelles aventures.

En quoi consistent tes premiers voyages ?

Le début de ma carrière est un mélange entre la voile et le social. Côté loisirs, je vais sur l'eau depuis longtemps. Avec ma famille pour commencer, puis seul en optimist, puis en équipage en match race sur des Class 8. Côté pro, j'ai démarré ma vie professionnelle dans le secteur social. J'ai été éducateur spécialisé dans l'accompagnement de jeunes en grande difficulté : des personnes sans domicile, des toxicomanes.

Assez rapidement, j'ai eu le projet d'associer ma pratique de la navigation et ma fonction dans le social, en proposant à ces publics la possibilité de les faire naviguer. Alors je me suis lancé pour passer mon brevet de PPV (Patron Plaisance Voile) et mon Capitaine 500. C'était en 2004 à Concarneau, avec le CEFCM et l'INB. Mais accompagner sur l'eau des jeunes en difficulté s'est révélé beaucoup plus complexe que prévu. Alors les gens que j'ai rencontrés pendant ma formation PPV m'ont parlé des convoyages comme possibles opportunités professionnelles. Alors j'ai troqué ma casquette d'éducateur spécialisé pour celle de skipper. 

 

Ca m'a amené à naviguer à peu près partout dans le monde, sur des bateaux de 45 à 75 pieds, pour des propriétaires privés ou des armateurs. J'ai aussi fait une parenthèse de 2 ans pour rester auprès de ma famille. On a fait une traversée de l'Atlantique avec ma femme et mes enfants sur un Ovni 435 et on a silloné vers les Antilles, la Colombie, les îles Providence. 

Tes premiers contacts à l'INB remontent donc à 2004 ?

Oui, c'est l'INB qui a assuré les modules Voile quand j'ai passé mon PPV. On avait quelques échanges avec les autres stagiaires en formation. Je me rappelle avoir passé des tests avec Philippe Caignec (aujourd'hui chef de région chez Suzuki). Plus tard, c'est auprès des autres skippers, et dans les bases de location, que j'ai souvent entendu parler de l'INB. Alors au bout de quinze ans, quand s'est posée la question de changer de métier, et sachant que je voulais toujours travailler dans le nautisme, je me suis naturellement retourné vers l'INB. 

Quel est ton objectif professionnel ?

J'ai 43 ans, et je me suis dit que c'était un bon moment pour arriver à un nouveau stade dans ma carrière. J'ai eu envie de me tourner vers des fonctions plus commerciales. Mon projet, qui m'a incité à rentrer à l'INB, est d'intégrer un chantier qui construit des gros voiliers conçus pour de la croisière hauturière : des grosses unités, faites pour aller partout, qui sont en général des bateaux très spécifiques, quasi sur-mesure.

Comment as-tu vécu l'entrée et les premiers mois de formation ?

J'ai passé un entretien avec Denis (Aventurier, responsable des formations technico-commerciales), puis les tests de sélection en mai 2017. J'ai été retenu, et j'ai démarré la formation en septembre. Première découverte, la dimension commerciale. Pour les volets techniques et pratique de la navigation, j'étais déjà sensibilisé. Mais le commerce, c'était une vraie découverte pour moi. Et c'est ce que j'étais venu chercher. 

D'autres découvertes t'ont marqué pendant la formation ?

J'ai été surpris par la diversité au sein de mon groupe (12 stagiaires technico-commerciaux dans le cursus reconversion). Certains sont des purs commerciaux, d'autres ont un profil plutôt technique, et pas forcément des grands navigants. Mais c'est finalement une chance d'évoluer au contact de tout ce monde, ça crée une vraie richesse. Notamment pendant les travaux de groupe, à trois ou quatre, où chacun apporte sur la table son expérience.

Je retiens aussi l'aspect pratique de la formation. Il y a du concret à l'INB, on est vite dans le vif du sujet. D'ailleurs, la formation va vite, en particulier à partir de janvier, où on a de nombreux tests et dossiers à rendre, et où on enchaîne rapidement les sujets. Mais les formateurs sont très pro, ils apportent énormément. Même en voile, j'ai appris des techniques en plus. 

Content des 7 derniers mois passés ici ?

Je suis surtout content de l'accompagnement de l'INB autour de mon projet professionnel. Pour le premier stage de la formation, en décembre au Nautic, j'ai été mis en relation avec Alubat qui a le profil type de chantier avec qui je voudrais m'engager. Le stage s'est bien déroulé, le contact est bien passé avec les responsables. A tel point que je repars ce mois-ci avec eux, en stage sur le Salon du multicoque à la Grande Motte. Avec pour mission de prospecter en vue de la commercialisation de la toute première unité de leur nouveau catamaran, l'OvniCat. Si ça se passe toujours bien, j'aimerais prolonger ma collaboration à plus long terme avec ce chantier. 

 

Denis terminera sa formation technico-commerciale en juin 2018. Bon courage à lui dans sa nouvelle vie professionnelle.
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