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Karim, jusqu'au bout de son projet

Karim Benabida, Meka NautiqueKarim revient à l'INB, deux mois seulement après avoir terminé sa formation CQP Mécanicien Nautique. Cette fois, il vient en tant que jeune entrepreneur. A peine après avoir déposé les statuts de son activité d'entretien et réparation de moteurs marins, il vient présenter aux stagiaires son parcours, et partager avec eux sa passion, ses embûches et sa joie de travailler à son compte.

 L'INB te manquait tant que ça pour y revenir à peine 2 mois après l'avoir quitté ?

Je fais partie de la première promotion de CQP Mécanicien nautique (la formation est ouverte depuis 2014), et tout de suite après le diplôme, j'ai lancé mon activité. Le 30 juin, j'ai terminé mon contrat en alternance, et le 1er juillet, je suis rentré en stage CCI pour la création d'entreprise. Puis j'ai enchaîné avec toutes les formalités administratives, les banques,... Depuis quelques semaines, je suis opérationnel, avec mes premiers contrats. Ca me paraissait important de partager cette expérience avec les stagiaires qui entrent en formation cette année, et qui sont à la place que j'occupais il y a encore quelques mois. Et je suis content de voir que certains envisagent de créer leur boîte.

En quoi consiste ton activité aujourd'hui ?

Je propose d'entretenir et réparer les moteurs in-bord et hors-bord, là où se trouve le bateau du client. Je suis mécanicien itinérant, ce qui me permet l'aller à la rencontre des plaisanciers, et de silloner le secteur Finistère nord et Côtes d'Armor. J'ai eu la chance de trouver un camion tout équipé pour assurer l'ensemble de ces prestations en extérieur, hors atelier.

T'installer à ton compte, en itinérance, c'est un projet de longue date ?

Quand je suis rentré en formation à l'INB, c'était avec l'idée de monter ma boîte à la sortie. Je me suis fait de l'expérience en mécanique, notamment dans l'auto, et j'ai eu l'occasion de travailler dans plusieurs chantiers nautiques. Et avec mon caractère, il vaut mieux que je travaille pour moi ! Et puis, j'en avais assez de rester sur place dans un chantier. Ce qui m'intéresse, c'est aller vers les gens, être mobile et libre de mes mouvements.

Avec ton expérience, pourquoi choisir une formation en mécanique à l'INB ?

Initialement, je suis issu de la mécanique auto. Il y a quelque temps, j'ai géré une petite entreprise de location de jet ski. Parallèlement, je suis impliqué à la SNSM depuis 2010, comme canotier, à la station de Locquirec. Et avec mon expérience, j'ai rapidement été amené à intervenir sur le moteur du canot. Depuis, l'univers du nautisme m'a toujours attiré, et je voulais lier la mécanique et le nautisme. Alors le patron de la station SNSM m'a suggéré de faire une formation dédiée à la mécanique nautique. On était en 2014, et je suis tombé dans mes recherches sur l'INB qui lançait la formation CQP Mécanicien nautique. J'ai rapidement rencontré Eric (responsable des formations techniques), qui m'a mis en relation avec des entreprises, et très vite, j'ai signé un contrat de professionalisation pour intégrer la formation en alternance.

Qu'est-ce que la formation t'a apporté ?

En mécanique, j'étais déjà compétent pour le secteur auto, et donc j'avais de bonnes bases. Mais toutes les spécificités liées aux moteurs marins hors-bord et inboard m'échappaient. Donc j'ai voulu rentrer à l'INB pour véritablement me spécialiser. J'ai d'ailleurs été sans doute exigeant parce que je ne voulais pas simplement entrer en formation, mais vraiment construire mon projet professionnel. Et on a la possibilité de toucher à tout, y compris au gréement, l'accastillage, la voilerie, ce qui est indispensable pour un mécanicien qui avolue dans le secteur nautique.

J'ai particulièrement apprécié ma deuxième année, avec la mise en place de tous les supports sur lesquels on a pu travaillé, et avec Maël (formateur mécanique) qui explore à fond les sujets, et avec qui j'ai pu me "friter" à quelques reprises, rapport à mon caractère... Mais sans rancunes !

Qu'est-ce que tu as dit aux stagiaires que tu as rencontré aujourd'hui ?

Que la formation passe très vite. En alternance, comme en parcours reconversion. Il faut bien suivre, parce que le contenu est très riche. Les stages, également, sont très importants, je suggère d'ailleurs dans la mesure du possible de passer par plusieurs entreprises différentes pour multiplier les expériences. J'ai aussi évoqué avec eux la fonction de mécanicien. Pour moi, en plus des compétences purement techniques, le mécanicien doit avoir un rôle de conseil au client, voire de commercial pour lui proposer les services et le matériel adaptés. C'est valable évidemment pour les indépendants, comme moi, mais aussi pour les techniciens salariés dans les chantiers, dans la plupart des structures, qui doivent aussi se sentir impliqués dans la bonne marche de l'entreprise et de sa rentabilité.

Quels sont tes prochains chantiers ?

Je viens de terminer l'acquisition et la prépartion de mon camion, qui est mon principal outil de travail. J'ai porté un soin particulier au flocage et à l'aménagement du véhicule parce que c'est mon unique vitrine auprès des clients. Je continue les démarches commerciales et de communication pour me faire connaître. En pratique, j'ai quelques chantiers déjà prévus sur les semaines à venir. Le démarrage va se faire doucement mais sûrement, je préfère limiter les chantiers et bien soigner le travail. Puis je devrais récupérer du travail avec le bouche à oreille, et dans le cadre de partenariats que j'ai gardés avec les chantiers dans lesquels j'ai déjà travaillé.

 

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