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Tour du monde en solitaire : un défi collectif pour 2018

Préparation d'un tour du monde en solitaire et sans escale - juin 2018

L'INB est associé à Jeanneau et à Voiles sans Frontières pour accompagner le navigateur Fanch Guillon dans son projet de tour du monde en solitaire et sans escale. La préparation complète du bateau est assurée à Port la Forêt et mobilise une soixantaine de stagiaires des filières CQP Maintenance et CQP Mécanicien nautique

Un défi technique

Effectuer un tour du monde à la voile, en solitaire et sans escale est déjà une aventure qui nécessite une solide préparation. Si l'on ajoute le fait que la navigation doit se faire sur un voilier de série, ça pourrait ressembler à une mission impossible. C'est en tout cas le défi que relève Fanch Guillon, ancien de la Marine marchande, aujourd'hui photographe et navigateur passionné. Il s'est engagé dans la Longue Route : un tour du monde auquel participent 23 skippers, qui commémore les 50 ans de la première circum navigation en solitaire et sans escale, ancêtre du Vendée Globe, et qui rend hommage au navigateur Bernard Moitessier.

Le départ du défi (il ne s'agit pas d'une course, mais d'un défi mettant en avant les valeurs de dépassement de soi, de partage) sera donné à l'été 2018, chaque skipper pouvant choisir de partir entre juin et septembre. Si les tours du monde très médiatisés s'effectuent sur des Formule 1 des mers type Imoca ou Ultim, cette Longue Route, quant à elle, impose de recourir à des bateaux de série qui sont les bateaux courants que possèdent les plaisanciers. Fanch possède Chanik, un Sun Fizz de 12m, construit par Jeanneau en 1984. C'est ce bateau qu'il faut préparer pour affronter toutes les mers du monde. Et qu'il faut équiper pour passer en mer, non pas 43 jours comme vient de le faire François Gabart, mais plus vraissemblablement dix mois.

Un projet collectif

Ce défi de tour du monde en solitaire implique en réalité des dizaines de personnes. Tout d'abord l'association Voiles sans Frontières à laquelle Fanch appartient, qui vient en aide à des populations en difficulté principalement situées sur les zones littorales d'Afrique de l'ouest. Ce tour du monde est une opportunité pour l'association d'étendre son rayon d'action. Elle organise la pose, par les skippers de la Longue Route, de balises en mer qui serviront aux scientifiques pour étudier l'évolution du climat, les courants marins, la compoistion chimique. 

Deuxième acteur impliqué dans le projet, le constructeur Jeanneau. A l'origine de la construction du Sun Fizz, l'entreprise a une parfaite connaissance de la structure et des moindres détails du bateau. Mais n'étant pas structuré pour prendre en charge le refit de Chanik, Jeanneau a fait appel à l'INB. L'INB possède déjà depuis plusieurs années un savoir-faire reconnu en matière de rénovation, puique chaque année des entreprises partenaires confient une partie de leur flotte. Les bateaux rénovés constituent un support pédagogique de choix pour les stagiaires des formations techniques (CQP Maintenance nautique, CQP Mécanicien nautique).

Ce sont donc ces formations qui ont l'opportunité de plancher cette année sur le dossier Chanik. Encadrés par Eric Carret, responsable de formation, Olivier Louedec, expert intervenant régulièrement dans la formation, les stagiaires sont près de 60 à intervenir sur le bateau. Avec la lourde responsabilité de livrer un bateau prêt d'ici la fin du printemps. Le chantier est bien entendu réalisé sous l'oeil de Yannick Coulon, responsable technique chez Jeanneau.

Ces nombreux acteurs impliqués dans le projet donnent le sentiment qu'une "véritable team se crée autour de moi", se réjouit Fanch. 

Départ juin 2018

C'est donc en l'espace de quelques mois que le bateau devra passer du stade d'habitable de croisière à bateau paré pour un tour du monde. Déjà sorti de l'eau, démâté, déquillé et rentré dans le bâtiment de l'INB à Port la Forêt, Chanik est intégralement mis à nu. Le premier chantier consiste à assurer l'étanchéité du bateau. Après contrôle de l'osmose de la coque, la liaison coque-pont vient d'être assurée par les équipes. Une première étape avant de nombreuses autres qui se termineront par la remise à l'eau du bateau prévue en avril 2018, et les réglages avant le grand départ. Objectif de Fanch : partir le 18 juin du Bono pour une dizaine de mois.